Interview Dieter Penninckx, CEO van Fred & Ginger
"Fred & Ginger connaît ces derniers mois un taux de croissance de son chiffre d'affaires exceptionnel..."
Spécialiste des vêtements pour enfants, Fred & Ginger s’est introduit sur le Marché Libre de Bruxelles en juillet 2008. Objectif : accélérer le développement du nombre de ses magasins en Belgique. A peine un an plus tard, et avec plus de 25% de progression du titre, l’entreprise est déjà en avance sur ses prévisions.
Pouvez-vous nous rappeler l’historique de Fred & Ginger, et son positionnement sur le marché des vêtements pour enfants ?
L’origine de Fred & Ginger remonte à 2003, date à partir de laquelle mes deux associés et moi-même, tous trois diplômés de l’Université de Louvain, avons commencé à racheter des marques très connues sur le marché belge, comme Kleertjes ou Kiekeboe. A partir de 2005, nous avons véritablement lancé le concept de Fred & Ginger : une enseigne de mode pour enfants, multimarques, haut de gamme, mais d’excellent rapport qualité/prix. Un positionnement quelque peu similaire à celui adopté sur le marché français, par exemple, par la marque IKKS. Depuis cette date, la société poursuit son développement, par croissance externe, avec l’acquisition de nouvelles marques, mais également par croissance interne, en multipliant les ouvertures de magasins en Belgique. Aujourd’hui, Fred & Ginger, qui intègre en amont le processus créatif, le stylisme, et la production, dispose de 20 points de vente et emploie 70 personnes.
Votre société s’est introduite sur le Marché Libre de Bruxelles en juillet 2008. Quels étaient les objectifs de cette introduction, et quel bilan en tirez-vous, un an plus tard?
L’introduction en Bourse répondait à un objectif très précis : trouver les financements nécessaires à l’accélération du développement de Fred & Ginger. Le concept étant déjà installé, avec succès, ce développement passait par l’ouverture de nouveaux points de distribution. Les 2,5 millions d’euros recueillis en juillet 2008, en partie via une augmentation de capital, en partie via un placement obligataire, ont donc été utilisés dans cette perspective, et nous ont déjà permis de passer de 16 à 20 magasins, l’objectif restant une trentaine de points de vente à fin 2010. De ce point de vue, l’introduction en Bourse a totalement répondu à nos attentes, y compris en termes de parcours boursier (+25% environ depuis juillet 2008), et de notoriété. Le « buzz » media du premier jour de cotation (400 enfants réunis à la Bourse de Bruxelles pour un spectacle et un lâcher de ballons) et les autres actions de communication menées autour du titre ont contribué à développer la reconnaissance de notre marque partout en Belgique.
Quelles sont aujourd’hui les perspectives de développement et de croissance de Fred & Ginger ? Votre activité est-elle impactée par la crise économique?
Je dois avouer que, contrairement à d’autres enseignes qui souffrent du ralentissement de l’activité économique, Fred & Ginger connaît ces derniers mois un taux de croissance de son chiffre d’affaires exceptionnel (+30% au 4ème trimestre 2008, +40% au 1er trimestre 2009), très au-delà de nos projections initiales (+15% en rythme annuel). Une situation que nous expliquons par l’efficacité de notre politique marketing, qui nous permet, grâce à une parfaite connaissance de nos clients, de les fidéliser, et de maximiser le nombre d’actes d’achats annuels. J’ajoute que nous projetons, dans les prochains mois, la mise en place de nouveaux relais de croissance. Suite au rachat d’une société spécialiste de ce créneau (Van Hassels), nous allons en effet développer une nouvelle ligne de produits dédiées à la clientèle féminine…
En savoir plus:
www.fredginger.be
InSight Juin 2009